Après avoir tutoyé les sommets en finance de marché, elle fait évoluer sa carrière pour se consacrer à l’Humain

Même si je ne suis pas née dans le 16e, rien ne m’est interdit, je peux rêver de tout

Je commence ma vie dans un petit coin de France plein de caractère et sévèrement décrié : la Seine-Saint-Denis. Je vois le jour à la maternité du Blanc-Mesnil et je vis avec ma famille à Aulnay-sous-Bois ; la profonde banlieue à l’époque.
Se rendre à Paris est une expédition. Il n’y a pas de ligne de RER directe avec Aulnay comme aujourd’hui ; il faut se rendre à la gare, prendre un bus, puis un RER. J’ai la chance d’être à la fois bonne élève et sportive (athlétisme), ce qui me permet d’accéder à plus d’opportunités et d’avoir quelques privilèges. Par exemple mes entraîneurs et mes profs m’accompagnent souvent en voiture pour les compétitions ou les activités extra scolaires. Paris est alors plus facilement chez moi et m’ouvre au monde (par les rencontres déjà notamment).
Mes parents me soutiennent toujours, dans tout ce que je fais. Même si je ne suis pas née dans le 16e, rien ne m’est interdit, je peux rêver de tout.

A 9 ans, mes parents divorcent et je déménage avec ma mère à Bondy (toujours dans le 93). C’est difficile pour moi mais je m’accroche ; la danse classique et l’athlé seront mon exutoire et je m’y investis à fond. J’entre en sport études et j’y resterai pendant 3 ans.
Puis ma mère a une opportunité professionnelle dans le Sud de la France et nous déménageons à Montpellier où nous resterons 5 ans… dur dur pour une parisienne, mais ça y est, je suis tombée dedans : l’adaptation et le changement.

De retour à Paris lors de mon année de Terminale, je passe de la section ‘S’ à la section ‘ES’ car j’ai un véritable intérêt pour l’économie.
Bac ES en poche, je suis admise sur dossier à l’université Pantheon-Assas en Droit. J’ai adoré ce que je développais mais je savais que cet univers était trop « superficiel » à mon goût pour me satisfaire à long terme.

La véritable réussite dans les affaires c’est de laisser sa place meilleure que l’on ne l’a trouvée en arrivant
Toujours passionnée d’économie et de finance, je m'inscris en fac d'économie à Sceaux où j'obtiendrai une licence. Puis je rejoins l’European Business School Paris pour continuer mon apprentissage, m’ouvrir au monde et préparer une carrière qui j’espère sera internationale.
Une fois diplômée, je quitte Paris pour la Suisse et un poste d’analyste financier dans le commodity trading. Je ne le sais pas encore, mais j’apprendrai tout à ce poste, dont la devise de mon 1er chef de département mondial : « Jeune fille, la véritable réussite dans les affaires c’est de laisser sa place meilleure que l’on ne l’a trouvée en arrivant ». Je m’y tiendrai encore et toujours...aujourd’hui !
Mon travail me permet de parcourir le monde : Europe, Asie, Amérique du Nord. Je me donne à fond, je ne compte pas mes heures et je suis récompensée de mes efforts. Je deviens chef analyste puis manager et chef de département à Toronto et New York...moins de 30 ans et beaucoup de 0 sur mon compte chaque année et de sacrées responsabilités ; l’un ne va pas sans l’autre.

Nous pouvons toucher le ciel, mais la voûte du ciel est lourde en conscience, à porter et il faut savoir donner du sens tout en restant connectée à soi
Aussi belle soit cette réussite professionnelle, elle vient avec son lot de difficultés. Lorsqu’on est proche de sa famille comme je le suis de ma mère, c’est difficile de ne pas la voir aussi souvent qu’on le voudrait.
Difficile aussi d’avoir une vie parfaitement équilibrée lorsqu’on est souvent en déplacement et qu’on consacre beaucoup de temps au travail. On a moins de temps pour les amis, les relations amoureuses, le sport, etc.
Le succès entraîne jalousies et coups bas au travail et il faut y être préparé.
Je commence à me demander si je suis vraiment à ma place. La recherche du profit à tout prix sans aucune considération des autres et le manque de conscience des masses ont eu raison de moi. Se soumettre et oublier toujours plus ce que l’on est au nom des apparences...séduisantes, enrichissantes, rassurantes...mais apparences seulement. Je vaux mieux que ça. Le système n’a pas besoin de moi en tant qu’individu mais plutôt qu’entité. Et je peux faire autrement, riche de tout, sans jamais endommager le système. Alors j’ai choisi de reprendre ma liberté. Et ne l’ai jamais regretté !

Toujours soutenue par ma famille et particulièrement ma grande dame et inspiratrice (ma maman), je décide de me donner du temps ; du temps pour définir un nouveau projet de vie. Entre temps, je reçois une proposition pour un poste de rédactrice économique à l’ONU. Parce que c’est l’ONU, un symbole de la paix dans le monde qui m'est si chère et que je n’ai pas besoin de forcer mes compétences, je saisis cette opportunité et je m’installe à Genève. J’y resterai 2 ans.

Je pense que la vie donne son meilleur si l’on réfléchit équitablement en commençant par ne pas « consommer » les choses qui nous font du bien
La trentaine entamée, je décide de faire le grand saut : me consacrer à l’Humain. J’ai été élevée par des grands-mères géniales qui laissaient ma mère vivre sa carrière et en me gardant m’apprenaient l’intelligence des gens qui raccommodent l’impossible tel que Mandela, le respect de la vie de chacun comme Ghandi, mais encore l’audace d’avoir toujours le choix quoique cela en coûte comme George Sand (et toutes les féministes)...bref, d’excellents exemples !

Je retourne en France et m’installe avec ma mère à Avignon où je suis un Master 2 en ressources humaines pour préparer ma reconversion. A la fin de ma formation, je travaille dans un cabinet de recrutement pour les cadres. Je participe au recrutement et rencontre des parcours divers et variés. Je donne une chance à des profils moins clinquants sur le papier mais qui se révèlent être des « perfect match ».

2018, je décide de retourner sur Paris, ma ville de cœur. Je travaille dans un cabinet de chasseurs de têtes. C’est d'ailleurs au cours de cette aventure que je fais mes premiers pas dans le coaching. Encouragée par ma directrice générale qui a décelé chez moi des aptitudes naturelles pour le coaching, et mes proches notamment ma meilleure amie (installée aujourd'hui à Sydney et que je suis depuis 4 ans), je décide de me lancer.
Je trouve ma première cliente grâce à une personne que j'ai recrutée un an auparavant : il s'agit de sa compagne qui a besoin d'aide pour trouver sa voie. Sa trajectoire professionnelle ne lui appartient pas vraiment depuis toujours et elle ne sait pas comment se mettre en avant tout en restant dans ses valeurs.
Ensemble nous aborderons les aspects techniques, psychologiques et humains à travers des exercices tantôt traditionnels (questionnaires), tantôt ludiques (dessin). Même si nous avons rencontré quelques difficultés notamment pour aborder des sujets sensibles, l'expérience a été un véritable succès pour nous deux.
  • Elle a pris confiance en ses capacités et ses compétences et a trouvé un poste dans lequel elle est désormais épanouie.
  • De mon côté, j'ai acquis la certitude qu'il fallait que je continue. J’étais fière de penser que j’étais « mûre » pour apporter mon soutien à de véritables évolutions de carrière...et ce en toute indépendance, en faisant ce que je veux, y compris de mes outils.
Tout se déroule parfaitement dans ma vie jusqu’au coup de fil de ma maman qui m’annonce une mauvaise nouvelle concernant son état de santé. Je mets prématurément un terme à mon aventure parisienne et retourne à Avignon auprès de ma maman.
Dans le Sud, je continue le coaching afin de conserver intact mon investissement avec les gens. Grâce à Whatsapp et les réseaux sociaux, j’arrive à assurer une couverture nationale et même internationale !

Je m’intéresse à l’avenir car c’est là que se passe le reste de ma vie
En Janvier 2019, me voilà à l’aube d’une nouvelle étape dans ma carrière. Carrefour, leader international de la grande distribution me recrute à un poste de Responsable RH d’un magasin de 470 personnes. Je retrouve les grandes équipes et j'ai désormais l'opportunité d'asseoir mon professionnalisme en Ressources Humaines et faire mes preuves dans mon pays...la France !

Ce n’est que le début, j’ai encore plein de projets en tête. Alors, je mène tout de front. Y compris sur cette plateforme ou j’officie comme coach professionnel. J’accepte d’échanger, partager, accompagner les rêves des autres. C’est normal, je réalise les miens tous les jours.

Proche de ma famille, mes ami(e)s, connaissances, collègues, coachés, je vis en harmonie dans ce village global que toutes et tous devons respecter : la Terre et plus largement l’Univers.

J’aurais 1000 choses à vous « conseiller » avec la chance d’une vie si riche...Mais l’essentiel réside en vous !!!!!! Alors, n’hésitez pas à nous contacter, sur Pathearn nous sommes bienveillant(e)s et attentionné(e)s. 🤩

Somme toute, un dernier élément à transmettre pour l’heure : « Je m’intéresse à l’avenir car c’est là que se passe le reste de ma vie » Woody Allen.

À bientôt,
Audrey